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1895-1897 : Affaire du curage de la Louette
L'affaire est intéressante car elle met en scène différents protagonistes (le maire, le garde-champêtre, le garde-rivière, l'entrepreneur de travaux, les riverains, les gendarmes à pied et à cheval…).  
Elle peut se résumer ainsi :  
Les riverains mécontents d'avoir à payer le curage de la Louette, cherchent à obtenir des compensations en se plaignant de dégâts causés par l'entrepreneur de curage. Le garde-champêtre, qui a un contentieux avec cet entrepreneur, prend le parti des riverains et passe son temps à essayer de prendre l'entrepreneur en défaut. Les gendarmes d'Etampes qui viennent enquêter à plusieurs reprises à la demande du maire ne constatent pas les dégâts invoqués et les plaignants retirent peu à peu leurs réclamations. L'affaire se termine donc faute de combattants mais le rapport final fustige le comportement du garde et des riverains.
Ce qui peut paraître étonnant aujourd'hui, c'est le volume des rapports archivés (Chamarande 7S57) pour une affaire aussi futile.
Pour ceux que cela intéresse, vous trouverez les détails de l'affaire ici.
1830 : Cambriolage
Procès verbal consigné par le maire, M Marchon
« Du 6 juin Mil huit cent trente nous soussigné Maire de la commune de Saint Hilaire nous avons reçu la deposition du Sieur Dupuis Jean-Pierre qui nous a declare que l'on c'est permi le 15 Juin a deux heur apres midi de prendre la clef de sa maison qui étoit dans sa granche et que l'on c'est un troduit dans sa maison et que on lui a pris dans son armoire trente francs en plusieurs pièces et nous declare ne pas connaître la personne qui avons comis le faite et qui a signé sa déposition avec nous Maire. »
1843 : vol à Champrond
« … sur l'avis qui nous a été donné par le sieur Chenu Louis Théodore cultivateur à Champrond commune de St Hilaire que des voleurs se sont introduits la nuit dernière dans une loge par escalade ; nous nous sommes transportés à l'instant sur les lieux dans l'endroit où est cette loge, où étant, nous avons remarqué que l'on avait fait une ouverture à la paille qui la couvre pour si intoduire, le sieur Chenu intérogé par nous sur la nature et le nombre des objets volés a répondu qu'il lui avait été enlevé dans ladite loge savoir un peau de brebis noire marqué de la lettre C … et une autre peau d'un mouton marqué de la lettre M…
Sur les deux heures du matin les chiens de la ferma anonçaient par leur abois qu'il y avait de l'estraordinaire, M Chenu sort de chez lui dans la cour lacher un coup de fusil, il présume que ça a fait retirer le voleur car il a resté trois peaux qu'il avait encore dans ladite loge… »
1843 : vol de ruche à Obterre
« L'an mille huit cent quarante trois le trente et un décembre à dix heur du matin nous, maire de Saint Hilaire sur l'avis qu'ils nous a été donné par le sieur Aubert Claude acompagné de son fils Aubert natolle propriétaire à Obter commune de Saint Hilaire, qui lui a été pris la nuit dernière un panier de mouches à miel sur onze paniers qu'il a placé à côté de son habitation enclos d'un petit meur, que l'on a emporté le plus pesant des onze paniers, il déclare avoir des soupesons sans se prononcer et qu'il reconnaitrait son panier qui est neuf… »
Deux jours plus tard, le panier « ...est aperçu le soir à la brune par le sieur Chaperon fils, de Chalot Saint Mars a son passage au lon d'une aunai près de la rivière, nous avons été sur les lieux, nous avons trouvé le panier à l'entré de l'aunai vidé des galettes, sans miel… et que très peut de mouches... ».
1728 : Condamnation à mort pour assassinat
Suite au crime commis en 1723 à Champrond (voir cette date dans la chronologie)
"Arrest de la cour de parlement portant condamnation d'etre rompu vif, préalablement appliqué à la question ordinaire & extraordinaire, contre Cantien Gaudard charetier & vigneron de Saint-Hilaire près Etampes, convaincu d'avoir assassiné nuitemment & de dessein prémédité, Marie Tellier, veuve Jacques Roulleau, demeurant au même lieu & avec laquelle il avoit vécu en commerce de débauche; et portant sursis, à l'égard de Marguerite du Pont sa femme, Marie & Jacques Roulleau enfants de ladite veuve Roulleau."
1836 :  Hannetons
Le 27 mars 1836 est lancé un concours départemental de destruction des hannetons.
Parmi les calamités agricoles , les hannetons causaient de gros dégâts aux cultures. Trente primes de 100F seront accordées aux 30 personnes qui auront détruit le plus de hannetons dans le département de Seine et Oise.  
M le maire est chargé de comptabiliser chaque jour les quantités d'hectolitres (!) de hannetons qui seront ensuite brûlés en sa présence.
Quelques faits divers
1824 : Révocation du garde-champêtre pour cause de braconnage, alcoolisme et laxisme
« Ce jourd'hui dix octobre Mil huit cent Vinquatre Le Conseil Municipal de la commune de Saint Hilaire étant convoqué extraordinairement par Mr le Maire de laditte commune d'après l'autorisation de Monsieur le souprefet en datte du deux du courant a l'effet de délibérer sur la Revocation du sieur Porche garde champaitre de laditte commune et sur la presentation de trois candidats suseptibles de le remplacer attandu qu'il est Couttant que ledit Porche se livre journellement a la Boison, tolère le Braconnier et Braconnait lui-même, ne constaté point les autre délit.
Le conseil est saisit de sa revocation, et sur la proposition de Mr le Maire indique les candidat ci-apres denomme Pour Remplacer ledit Porche.
Le sieur Bansard Jacques agé de trente six ans ancien voltigeur du cent dix septième Regiment Renvoyé dans ses foyés par suite de Blessure et avec une retraite de cent cinquante francs,
Et le sieur Guibet Denis nicolas agé de cinquante ans domiciller dans la commune de Bouterviller en sien Sergent aux dixieme Regiment de l'infanterie légère Renvoie dans ses foyés par suite de ses blessures et une retraite de deux cent francs
Et le sieur Dehaye Charles agé de soixante huit ans domiciller dans la commune de Saint Hilaire
Fait et delibere a la mairie de Saint Hilaire le dit jour mois et an que dessus. »
1843 : vol sans effraction
« D'après la déclaration de M Pivard domicilié à St Hilaire s'est présenté devant moi en me déclarant qu'il s'était aperçu qu'il s'était trouvé volé le samedi onze du courant à six heures du matin sans fracture chez lui nous déclarant qu'il lui a été pris dans son armoire dans un sac la somme de huit cent quatre-vingt dix francs laquelle était composée de huit cent soixante dix en pièces de 5F et une pièce de 20F en or sur lesquels il y avait encore dans le sac un reçu de cent francs payés pour l'acquis de son frère Félix Pivard sur une vache achetée le 17 avril 1843 à M Brisard, aubergiste à Arpajon. Et d'après la déclaration de Louis Pivard et de son épouse déclarons que le vol commis chez eux n'a pu être fait que le mercredi huit novembre à sept heures du matin pa Joséphine Pallier leur belle-sœur qui était venue chez eus dès cinq heures du matin se trouvant dans la position de changer de vêtements alors la femme Pivard lui chercha des habits pour la changer dans une armoire après quoi elle laissa la clef de son armoire sur la fenêtre en laissant sa belle-sœur seule à la maison et s'en allant traire sa vache …
S'étant aperçus trois jours après qu'il était volé se sont présentés chez le beau-frère de Louis Pivard demeurant Longuetoise commune de Chalo St Mars pour leur annoncer qu'ils avaient été volés et que ce ne pouvait être que leur belle-sœur Joséphine Pallier qui était venue leur apporter du boudin et des socisses et que Françoise Dourdoin et son époux déclarent avoir soulevé le panier chez eux en le dérangeant de place qu'ils leur a paru, sans regarder dedans, très lourd… »
Déclaration faite au maire Marchon en présence de Médéric Legrand, instituteur à St Hilaire et de Isidore Boucher, tailleur à St Hilaire.
Abeille d'Etampes, 1er avril 1922
Abeille d'Etampes, 9 mars 1922
1888 : Rixe à Chalo Saint-Hilaire