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Population
Les grandes tendances :
 
Avant le XVIème siècle, nous ne disposons pas d’information spécifique sur Saint-Hilaire mais les grandes tendances nous sont connues par les archives des villes comme Étampes et Dourdan :
Après la période de prospérité des XIIème et XIIIème siècles qui voit la popu-lation s’accroître à un niveau tel qu’on peut presque parler de surpeuplement (une population à la merci, donc, des aléas climatiques), surviennent un certain nombre d’épisodes tragiques : famines, guerre de 100 ans, épidémies de peste. Nous savons de diverses sources que durant la première moitié du XVème siècle, la population de notre région est décimée par cause du fait de la guerre de cent ans, des réquisitions, des exactions et des massacres com-mis par les armées des deux parties ; les campagnes sont désertées, les terres reviennent en friche et le repeuplement ne s’opère que lentement dans la deuxième moitié du XVème siècle, grâce à l’immigration.
 
Au cours du XVIème siècle, le redressement est spectaculaire.
En 1576, il est probable que la population de Saint-Hilaire dépassait les 300 habitants, avant que les guerre de religion ne provoquent un nouveau déclin.
Pour l’Etampois, les périodes 1562-1568 et 1587-1590 sont les plus meutrières.
Au début du XVIIème siècle, le nombre d’habitants doit se situer entre 300 et 400.
L’épisode de la fronde, qui affecte particulièrement la région d’Étampes, provoque à partir de 1652 un nouvel effondrement de la population.
Par la suite, il semble que la population se stabilise durablement autour de
200 habitants, jusqu’à ces trente dernières années qui ont vu la banlieue parisienne s’étendre toujours plus loin de Paris.
 
Les sources :
 
Les Célestins de Marcoussis nous ont laissé plusieurs terriers pour les années 1576, 1602, 1699 et 1702.
Ces terriers couvrant la presque totalité du territoire de la commune alors appelée paroisse, le nombre de censitaires ainsi que le nombre de maisons permet une certaine estimation de la population mais surtout des tendances.
En 1576, avec 50 censitaires habitant Saint-Hilaire représentant environ 50 foyers, auxquels il faut ajouter ceux qui ne possèdent pas de bien immobilier et ne figurent donc pas sur les registres, une soixantaine de maisons souvent partagées par plusieurs héritiers, la population se situe vraisemblablement entre 300 et 400 habitants.
En 1602, il ne reste que 37 censitaires, soit une baisse de 26%.
 
À compter de 1641, nous disposons aussi des registres d’état civil qui, mal-gré quelques manques (1668-1683 et 1688-1695)  constituent une source précieuse d’information.
 
Le tableau ci-dessous indique le nombre de naissances enregistrées à Saint-Hilaire pour la période 1642-1789. Malgré les fluctuations d’une année à l’autre, nous remarquons deux creux très marqués :
En 1652, 5 naissances et en 1653, une seule naissance est enregistrée à Saint-Hilaire, alors que la moyenne se  situe entre 10 et 12. Ces années voient la conjugaison de trois fléaux : la guerre (prise et pillage d’Étampes par les troupes de Condé), les désordres climatiques et la peste.
Le nouveau creux de 1662-1663 semble imputable à la météorologie : l’été pourri de 1661 a entraîné de très mauvaises récoltes.
Quelques années se distinguent par une mortalité exceptionnelle : 1694, 1706, 1728, 1739 (17 ou 18 décès pour une moyenne de 5 à 10).Le premier comptage officiel de la population date de 1789. Les Saint-Hilairois sont alors 170, puis 220 en 1794. Pas de chiffre connu entre 1794 et  1833.
Dans la première partie du 19ème siècle, la population passe par un maximum de 271 habitants, puis décroît et se stabilise autour de 200 habitants pendant un siècle.  
Les 30 dernières années ont vu un net accroissement: 379 habitants en 1999, 344 en 2006 et plus de 400 au recensement de 2011 dont les résultats ne sont pas encore officiels.
Il est communément admis que le taux de natalité se situait aux environs de 4% jusqu’en 1800. Le tableau suivant donne une estimation de la population basée sur ce chiffre, avec un lissage qui atténue les fluctuations aléatoires. On peut voir que, pour l’année 1789, on obtient par cette méthode un chiffre de 192 habitants, qui se recoupe assez bien avec les comptages de 1789 et 1794 (respectivement 170 et 233 habitants).